J’ai éteint la télé

“J’ai éteint la télé
Je ne veux plus que mes émotions dépendent des émissions. Je ne veux plus vivre dans l’abondance des chiffres de la misère, me réveiller dans le scandale, dans la violence et dans la guerre.
Franchement, à quoi ça sert de s’informer si ce n’est pour déprimer ?

On te répète 5 000 morts, tempête, récession, accident, criminalité.

Et toi, t’es là, assis sur ton canapé, et tout ce que tu peux faire, c’est pleurer et angoisser.
Je prends de la distance avec le reste du monde, parce que je ne pourrais jamais le rendre meilleur avec une poignée de mouchoirs et une boîte d’antidépresseurs.
Et puis, aujourd’hui, les médias te disent comment vivre, comment penser. Ils te disent les riches plus riches, c’est normal, c’est mérité. Les pauvres plus pauvres, c’est la faute des immigrés…
J’ai décidé d’arrêter de les écouter dire seulement ce qui leur plaît.

J’ai décidé de faire une désintox de leurs intox.
D’ailleurs, je ne m’attarde plus sur les réseaux non plus.


J’ai réalisé qu’en regardant la vie des autres, j’oubliais de vivre la mienne.

Je perdais mon temps à regarder des inconnus, à vivre de près des drames lointains, à craindre une balle perdue tirée à l’autre bout du monde.

Je perdais ce que j’avais de plus important – la possibilité d’être vivant.
J’ai coupé le fil de l’actualité pour recoudre le fil de ma réalité.
J’ai éteint la télé, j’ai quitté les réseaux, et dans le noir de tous ces écrans, j’ai découvert la seule lumière qui valait vraiment le coup de s’abîmer les yeux – celle d’un soleil, celle d’une étoile, celle d’une bougie allumée pour deux.”

Auteur : Pticrayon

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